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Après le grand débat national

 

Nous présentons ici les résultats de notre enquête exclusive réalisée à l’aide du panel Opinea, notre partenaire. 

Nous précisons que notre institut est totalement indépendant des partis politiques, groupes financiers et syndicats, et que cette enquête n’a été commanditée par aucun client ni groupe d’influence.

La répartition des répondants est représentative de la population selon les quotas d’âge, de sexe, de région d’habitation, de situation professionnelle et de structure familiale.

Le terrain s’est déroulé entre le 22 et le 26 avril 2019.

1024 réponses ont été obtenues selon ces quotas de représentativité, pour un intervalle de confiance globale de + ou – 3,1%. 

Si un tiers des Français ne rencontrent pas de difficultés au quotidien, presque autant essayent de ne pas être en situation de découvert bancaire.

Un quart ont des difficultés pour accéder à un service de base, comme le médecin ou les services publics.

Encore 22% des Français ne disposent pas d’une bonne connexion Internet ou téléphonie mobile.

 

La mobilité géographique conseillée par les partisans de l’adaptation de l’homme au marché, notamment du travail, se heurte à des difficultés d’ordre relationnel et social, de changement de logement bien-sûr et de travail, par exemple pour le conjoint.

 

Dans ce contexte de difficultés au quotidien et de mobilité difficile, le mouvement des « Gilets Jaunes » rencontre un soutien de 72% dans la population.

 

Le « Grand Débat National » supposé permettre une sortie de crise n’a donné plus ou moins satisfaction qu’à un quart de la population.

La moitié des Français considère que ce moment ne servait à rien.

 

L’idée de l’organisation de référendums sur les sujets structurants de la vie des Français rencontre une approbation de 82%.

Le grand débat sur la question des dépenses publiques pourrait d’ailleurs être mené à l’occasion de ce type de consultation démocratique pour un Français sur deux.

On s’aperçoit aussi que des sujets explosifs comme l’ISF et l’immigration devraient être abordés pour plus de quatre Français sur dix.

 

Cette enquête indépendante montre les oppositions qui sont apparues entre plusieurs catégories de Français du point de vue des difficultés au quotidien, des distorsions géographiques, et des outils de la vie démocratique.

On peut considérer qu’environ un quart de la population adhère au système actuel, mais que la grande majorité se sent perdante.

Ce manque de cohésion nationale parait inquiétant face à des enjeux qui nécessitent l’adhésion de la majorité (équité fiscale, compétitivité économique, immigration, vie démocratique).

Le chiffre le plus impressionnant est l’envie de référendum (82%) qui pourrait, peut-être, permettre de trancher démocratiquement des débats qui n’ont pas vraiment eu lieu, et ainsi d’obtenir une acceptation des grands choix à faire par le peuple français.